Cette première maçonnerie permet à l’architecte ou à son représentant de vérifier un certain nombre de points de contrôle, que j’ai déjà expliqués dans une publication précédente sur la page Facebook dédiée au chantier.
Cependant, avant de procéder à cette première maçonnerie, il est nécessaire de passer par une étape administrative : la validation du ou des fournisseurs avec lesquels l’entreprise souhaite travailler.
Cette validation concerne notamment les matériaux de maçonnerie, tels que les briques (Yajour) et les agglos (Toub).
À ce stade, la maîtrise d’ouvrage doit notamment vérifier :
+ si le fournisseur est certifié par l’IMANOR conformément aux normes applicables, notamment la NM 10.1.042 – Éléments de maçonnerie en béton de granulats et la NM 10.1.009 – Éléments de maçonnerie en terre cuite ;
+ si la fiche technique présentée par le fournisseur est conforme aux spécifications du CPT (voir les images ci-dessous) ;
+ si les caractéristiques techniques des produits répondent aux exigences, notamment en ce qui concerne la résistance à l’écrasement et le taux d’absorption d’eau.
Après la commande des briques, par exemple, vient l’étape de vérification des caractéristiques des produits livrés, conformément aux éléments mentionnés dans la fiche technique du ou des fournisseurs préalablement approuvés par la maîtrise d’ouvrage.
À cette étape, un laboratoire externe intervient afin de prélever des échantillons représentatifs des matériaux livrés.
Les échantillons sont ensuite soumis notamment aux contrôles et essais suivants :
+ essai de résistance à l’écrasement ;
+ essai de taux d’absorption d’eau ;
+ contrôle dimensionnel ;
+ contrôle visuel des éléments échantillonnés.
(Voir les images ci-dessous.)
Après réception des résultats des essais réalisés par le laboratoire externe, la maîtrise d’ouvrage examine ces résultats afin de vérifier leur conformité aux exigences du projet et aux spécifications techniques.
Si les résultats sont conformes, les briques peuvent alors faire l’objet d’une approbation définitive.
Il est important de préciser que cette validation initiale ne signifie pas que les contrôles doivent s’arrêter là.
La maîtrise d’ouvrage doit demander à l’entreprise de réaliser des essais de manière régulière, en fonction notamment de la quantité de matériaux utilisée et du volume global du projet.
En effet, lorsqu’il existe une grande quantité de briques sur un chantier, il n’est pas toujours possible de distinguer visuellement les différents lots ni de vérifier leur conformité uniquement à l’œil.
+ la résistance à l’écrasement ;
+ le taux d’absorption d’eau.
Le contrôle de l’absorption d’eau est particulièrement important pour la qualité des travaux d’enduit.
Une brique présentant un taux d’absorption trop élevé peut absorber rapidement l’eau contenue dans le mortier ou l’enduit. Cette absorption excessive peut perturber l’hydratation du ciment et, par conséquent, affecter la qualité et la résistance de l’enduit.
Cela peut notamment conduire à un enduit présentant une faible résistance à l’arrachement, phénomène qui sera justement le sujet de la prochaine publication.
À suivre…










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